Ancien moulin tour construit en pierre de taille, utilisé
comme résidence secondaire. Sa toiture aurait été
refaite en 1975 par l'entreprise NATY BALLANGER de la commune de
Bouhet.
Le moulin est dépourvu de mécanisme.
Bonjour a
tous des terres australes,
Je vous envoie la photo de
mon moulin prise aux environs de 1930.
A droite sur la photo : mon arrière grand père.
Ce moulin à toujours appartenu à ma famille
et je suis fière d’être le descendant de
cette lignée de meunier.
Nous avons fait des recherches concernant sa date de construction
à travers de différents actes et nous n’avons
pas pu remonter au-delà de 1600 .
La toiture a été supprimée ainsi que
les ailes suite à un début d’incendie
(1935 ?) et remplacée par une toiture à 2 pans
en tiges de bottes. Mon grand-père a ensuite installé
un premier moteur à huile lourde sous licence poyaud,
puis rapidement remplacé par un autre plus puissant.
Le moulin a été utilisé jusqu’en
1965.
Le mécanisme est complet , il est constitué
de 2 paires de meules , elles pouvaient écraser de
l’orge ou du blé voir aussi d’autres graines
suivant les réglages.
C’est le seul moulin qui subsiste à « la
plaine des moulins » sur la commune de Forges .
Mon rêve, serait qu’il retrouve ses ailes d’antan,
car il avait belle allure, n’est-ce pas ?
Beaucoup de collectivités aident les propriétaires
à restaurer le patrimoine rurale, nos élus seraient
peut-etre partant pour tenter l’aventure ?!...
Je suis preneur si vous trouvez des infos sur l’histoire
de mon moulin (actes, carte postales..).
@ bientôt
Meunier
tu dors...Le moulin de Puydrouard
Le moulin à vent de Puydrouard me rappelle
les années 1955 où mon grand père Camille
mettait quelques sacs d'orge dans le charriot et on partait
avec Lisette vers le moulin.«On va chez Penigaud»
disait mon grand père à ma grand mère.
Atteler la jument Lisette, charger les sacs, saluer s'arrêter
dire bonjour à Artero, saluer le père Cherensac,
faire une halte chez les Drappeau, tout cela prenait presque
une matinée.
Sur la route «nationale» il y avait peu de camions
et presque pas de voitures. On empruntait la belle allée
de graviers blancs, et on arrivait au moulin. Le moulin pour
moi c'était un bijou de mécanique, et un mélange
d'odeurs de blé, de farine, et d'huile(celle du moteur
Poyaud).On revenait le lendemain chercher la farine qui était
celle de l'orge apportée la veille.Je veux dire par là
que la farine qu'on ramenait n'était pas celle du voisin
mais celle du grain que l'on avait semé, moissonné,
et battu pour finalement nourrir les cochons dont le lard, les
jambons et les saucisses étaient ensuite mangés
par la famille et les voisins. En 1955 on vivait encore (ou
presque) en complète autarcie.
La farine d'orge servait à faire une bouillie pour les
gorets qui étaient au nombre de trois ou quatre chez
mes grand parents Foullonneau de Puydrouard.
Ayant grandi dans ce monde de la campagne où il y avait
encore peu de moteurs et de machines compliquées, l’entrée
dans ce moulin, c'était une lucarne sur un monde magique,
c’était découvrir le monde moderne avec
des poulies, des courroies, une régularité du
mouvement, des automatismes. UN monde nouveau, inconnu, moderne,
et donc un autre monde.
Un moulin c'est un repère, un phare au milieu de la plaine.
JE ne passe jamais sur cette route sans tourner la tête
pour vérifier qu'il est bien toujours là et je
continue ma route rassuré.
Rassuré je le suis aussi en lisant ce qu'écrit
Rémy depuis l'Océan Indien. Rémy Pénigaud
veut réhabiliter ce moulin et on va l'aider.
Il ya plus de 1800 moulins à vent en Charente Maritime
m'a dit Mr Tauzin le président des amis des moulins.
JE lui envoie copie de ce message ainsi que Patricia qui est
le webmaster des moulins de Poitou Charente. Avec la fondation
du Patrimoine, l’aide du conseil général
et des mécènes comme les entreprises qui installent
des éoliennes en Aunis le moulin de Puydrouard doit retrouver
ses ailes et revivre pour le plaisir de tous.
Le 2 avril 2009
Claude MOINET.